Les compétences clés d'un bon dossier RAEP

Chaque parcours est différent, chaque candidat est distinct, mais une chose est sûre les compétences attendues en fonction des catégories et des concours ne sont pas les mêmes.

1  - Catégorie B: des compétences fondamentales

Quatre compétences clés sont à bien identifier que ce soit dans la partie tableaux ou dans la partie écrit des acquis de l'expérience professionnelle.

des compétences techniques: le jury a besoin d'être rassuré sur le fait que vous maîtrisez des savoir-faire fondamentaux quel que soit le domaine: RH, budget, juridique, administratif au sens large, informatique ou autre. L'objectif est de bien ancrer et contextualiser ces compétences dans votre texte.

- des compétences organisationnelles: ces compétences reflètent la manière dont vous hiérarchisez, dont vous priorisez les activités et les tâches selon la visibilité que vous avez dans votre quotidien professionnel: court terme/moyen terme/long terme. Cela permet au jury de valider le fait que vous êtes capable de vous projeter.

- des compétences relationnelles: autonomie? travail en équipe? Les membres du jury ont également besoin de savoir comment vous envisagez votre rapport aux collègues: supérieurs, agents, collaborateurs...

- des compétences communicationnelles: très proches des compétences relationnelles, les compétences communicationnelles désignent davantage les liens que vous avez de structure à structure, de service à service, d'entité à entité.

Mais si vous passez un concours ou examen professionnel de catégorie B, secrétaire administratif par exemple, vous pouvez très bien construire une première partie technique/organisation & une seconde partie relation/communication. Cela facilitera la mise en valeur de vos compétences.

2 - Catégorie A: des compétences stratégiques

Les managers de la fonction publique sont attendus sur des items très précis mais que l'on peut élargir.

- les compétences managériales:
comment définissez-vous votre profil d'encadrant?

- les compétences en conduite de projet: comment envisagez-vous vos capacités à structurer, piloter et/ou intervenir à un certain niveau d'un projet de service?

- la mise en oeuvre des politiques publiques au sein de votre service: question épineuse, en quoi êtes-vous en phase avec les préconisations de votre ministère?...

Pour plus de précisions sur ces compétences, je vous invite à consulter ce document fort utile, publié par la DGAFP: 

Se préparer seul à un concours

Vous êtes nombreuses et nombreux à me dire que les formations de deux jours ont le mérite d’exister, que certains ouvrages sont très utiles, mais surtout, vous me demandez comment s’auto-former pour un concours. En clair, comment arriver aux épreuves en autodidacte ? Difficile, mais jouable. Voici quelques clés pour y arriver. 

-          S’engager dans la préparation 

S’engager, ce n’est pas seulement s’inscrire. C’est prendre position, se décider à agir, s’investir ! Cet engagement implique toute votre personnalité et, dès lors, vous devrez donner le meilleur de vous-même. 

-          Etablir un programme 

Plusieurs programmes sont, en fait, à imbriquer : le programme annuel d’apprentissage et de révisions, les adaptations nécessaires, l’organisation quotidienne. Quantifier combien de temps vous pouvez attribuer à votre préparation vous permettra d’envisager une réussite sur le court terme (3 mois), moyen terme (6 mois à 1 an), long terme (1 à 3 ans). A l’intérieur de ces plages temporelles, il faudra plannifier vos semaines en alternant exercices méthodologiques et apports de connaissances. 

-          Rassembler ses forces

Il s’agit de faire appel à toute son énergie… en évitant de la gaspiller. Les conditions physiques sont essentielles (alimentation, sommeil, médiation…) mais il ne faut pas négliger l’importance du mental. N’oubliez pas que la préparation à un concours est un marathon et non un sprint. C’est donc avec des hausses et des baisses de motivation qu’il faudra composer… et le soutien des proches est essentiel !

-          Vaincre les obstacles

Les mots d’ordre sont volonté et organisation. Il s’agit de s’organiser pour surmonter toutes les difficultés et ne jamais se laisser abattre. Pour cela, un programme progressif et adapté est nécessaire. Commencez en utilisant la méthode des petits pas : lire un sujet, adopter une méthodologie de réponse aux questions, réviser un chapitre plutôt que tout avaler d’un coup. 

-          Corriger ses défauts 

Un effort de lucidité, tant sur les défauts de fond que de forme, permettra d’en corriger beaucoup d’autres. Dans certains cas, il faudra de longs efforts et de la persévérance pour venir à bout. Beaucoup de candidats réalisent de façon régulière, 3 ou 4h d’épreuves en commettant les mêmes erreurs. Pourquoi ne pas se centrer sur ce qui pose problème et réaliser des exercices ciblés ? 

·         Lecture rapide
·         Repérage d’informations clés
·         Structuration du plan
·         Gestion des émotions
·         Travail sur les différents niveaux de questions

-          Développer ses qualités

La clé de la réussite, c’est de savoir conjuguer l’acquisition de connaissances en culture générale et le développement de compétences déjà acquises. Une méthodologie d’apprentissage et d’actualisation des connaissances est donc fondamentale. Le problème de la majorité des candidats est le suivant :

«  Je ne sais pas me valoriser ! »

La valorisation demande un regard extérieur. C’est sans doute là que se trouve la limite à la préparation en solo. Il est essentiel qu’une personne ressource qualifiée vous aide à identifier ce qui vous différencie, vous distingue et fait de vous la candidate ou le candidat idéal. 

-          Maîtriser les connaissances 

Après avoir pris connaissance des épreuves du concours, il faut étudier avec soin et de façon rationnelle les thèmes essentiels et ne pas s’étendre sur les points secondaires. En fonction du concours que vous passez, vous pouvez progressivement vous construire une culture administrative solide en abordant chaque chapitre :

·         Connaissances liées à votre ministère de tutelle
·         Culture transversale :
o   Actualité administrative
o   Finances publiques
o   RH/Management
o   Mises en situations
o   Etc…
 
-          S’exercer régulièrement

La mise en pratique de la méthodologie est un élément indispensable pour la réussite au concours. Il faut en effet mettre en application tous les jours les outils et techniques proposés. Attendre les dernières semaines risque de vous faire perdre en maîtrise de vous-même… 

Voici les différentes étapes que je recommande pour vous mettre dans des conditions optimales :

1 – Adopter un état d’esprit positif

2 -  Identifier ses points forts et ses axes d’amélioration

3 – Dresser un programme complet d’acquisition et d’entraînement

4 – Organisez son planning en fonction du contenu

5 – Savoir recadrer de manière agile

6 – Faire face à la démotivation

7 – Célébrer ses victoires intermédiaires !

Je vous souhaite une très belle préparation. 

Rendez-vous gratuit: session stratégique:

Les clés d'un oral réussi

Le jour J de l’oral face au jury approche à grands pas. Les connaissances à acquérir vous semblent colossales : vous avez le sentiment de ne pas avoir assez de temps pour tout intégrer. Voici 5 piliers de révisions qui vous permettront de structurer votre apprentissage.  

1 – Adoptez une présentation stratégique

Le jury se base sur votre dossier mais surtout sur vos 5 ou 10 minutes de présentation pour préparer ses questions. Cette phase de présentation est donc capitale pour orienter le jury dans la phase d’entretien. Il est important de lui préciser quels sont les points qui vous tiennent particulièrement à cœur. Montrez au jury que vous avez fait un choix :

« Je ne vais pas reprendre l’ensemble de mon dossier RAEP. »

« J’ai fait le choix de me centrer sur 2 ou 3 pôles de compétences qui me semblent en phase avec les attentes du concours. » 

« Je souhaite évoquer deux expériences significatives marquantes qui me paraissent en cohérence avec le projet professionnel que j’évoquerai en conclusion. »

De cette façon, vous fixez un cap, un fil conducteur et vous bordez les futures questions qui viendront après votre exposé. 

2 - Contextualisez vos compétences

Pour marquer votre différence, montrez que vos compétences ne sont pas une simple liste. Au contraire, ancrez-les dans une réalité concrète à l’aide d’exemples précis.

Plutôt que de dire : 

« je suis autonome, polyvalent, adaptable, avec un sens des responsabilités,… » 

mieux vaut choisir une compétences et la fixer dans un contexte donné :

« Mon autonomie s’est trouvée renforcée lorsque j’ai intégré le poste X. En effet, dès mon arrivé mon chef de service m’a confié une mission que j’ai eu à cœur de mener à terme… »

3 – Valorisez votre équipe

Peu de candidats osent le faire. Pourtant, lorsque l’on a du mal à se mettre en valeur, rien de tel que de valoriser les autres. Valoriser les autres, c’est se valoriser soi. 

« Dans le cadre de mes fonctions au sein du service X, j’ai eu l’opportunité d’être formé par un collègue sur une application Y ce qui m’a donné l’occasion d’acquérir rapidement des compétences techniques Z. Je dois dire que j’ai particulièrement apprécié son sens de la pédagogie que je pense réinvestir si l’opportunité de former des agents m’est à l’avenir donnée. »

 

3 – Formulez ce que vous voulez

Beaucoup de candidats restent dans la rétrospection en pensant que la reconnaissance ne s’effectue que sur ce qu’ils ont accompli. Si cela est vrai en fin de carrière, les attentes sont différentes pour un candidat qui souhaite évoluer. Il est donc fondamental de savoir vers quel domaine vous souhaitez vous orienter. 

Cela peut être un poste : 

« je souhaite aujourd’hui me positionner sur le poste X qui mobilise telles et telles compétences. »

Cela peut être des compétences :

«  j’ai acquis de fortes compétences techniques dans le domaine Y. Je souhaite les réinvestir et les approfondir dans les prochains mois afin d’étoffer mon panel d’atouts. »

Cela peut être un service, un domaine, un ministère :

« mes valeurs régaliennes ont pu s’épanouir au sein du ministère des armées. Je souhaite les consolider en intégrant un poste à la justice afin d’élargir mes connaissances professionnelles. »

De cette façon, vous évitez les fins « bateau » du type : « je souhaite plus de responsabilités ».

IMPORTANT : ce n’est pas au jury de savoir pourquoi vous passez le concours, c’est à vous de le préciser en formulant clairement un objectif professionnel. 

4 – Humanisez votre discours

Nous imaginons que nous devons être parfaits. Personne ne l’est… Moi non plus, vous non plus… et vous savez quoi ? Cela se sait ! Tout le monde sait que vous n’êtes pas parfait. Et vous savez aussi que les autres ne le sont pas. Et cela n’empêche pas de réaliser un travail de qualité. Une qualité de service public !

Donc, puisque nous ne sommes pas parfait et que nous l’acceptons, il suffit aussi de montrer que nous avons su rebondir face à des difficultés, des obstacles qui ont pu jalonner notre parcours :

« A ma nomination sur le poste X, j’étais fier de me voir confier une conduite de projet d’envergure. Simplement, il me manquait des outils notamment pour faire face à certaines réticences des agents au changement. J’ai donc acquis des techniques grâce au soutien de personnes ressources de mon équipe et j’ai complété ces enseignements par une formation ciblée qui m’a donné l’occasion d’appréhender avec plus de facilité les comportements réticents. Je suis heureux de compter cette compétence supplémentaire à mon panel de capacités. »

… N’oubliez pas non plus de motiver votre discours, c'est-à-dire d’évoquer ce qui vous passionne dans votre métier :

« Je dois dire que le travail en binôme a été très enrichissant. Même s’il demande au départ d’accepter les méthodes de mon collaborateur, j’ai pu me rendre compte que celles-ci ont permis de rendre notre dynamique de travail beaucoup plus efficiente. »

Le trac nous fait oublier que nous ne sommes pas fiches de poste, mais des humains avec nos manques et nos envies. 

5 – Un outil puissant pour faire baisser le trac

Trac, peut, stress, pression : dans le cadre de mes coachings, j’ai entendu tous les qualificatifs possibles pour désigner ce petit monstre que nous avons au creux du ventre et qui a tendance à brouiller nos idées, nos neurones et à nous faire perdre pieds. Pourtant une technique très imple permet de maîtriser notre peur : LA DIRE. 

« Je me présente devant avec une certaine appréhension. Un défi majeur pour moi va être de dépasser cette crainte de la prise de parole et montrer que je suis en mesure d’évoquer avec maîtrise et calme mes compétences. »

Avoir peur, le dire et se fixer comme objectif de dépasser cette crainte. Quel que soit votre entretien, au final, le jury se dira au moins une chose : ce n’était peut-être pas parfait, mais ce candidat a réussi à remplir l’objectif qu’il s’était fixé et à nous prouver qu’il est capable d’aller au-delà de ses freins intérieurs. 

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Je vous souhaite une très belle préparation. 

Nicolas MOURER

Construire son programme de révisions

Tout d’abord, permettez-moi de vous souhaiter une très belle rentrée, avec des vœux de réussite personnelle et professionnelle. 

Juste après le confinement, j’ai reçu de nombreuses questions sur la gestion du temps, notamment dans le cadre de votre préparation aux concours. La période de travail à distance nous a offert de nouvelles opportunités et permis de surmonter des difficultés : mais la question demeure, comment organiser notre préparation à notre concours sur le moyen ou long terme ? Voici quelques pistes pour vous aider. 

1 – Faites l’inventaire des compétences à acquérir

Un concours se compose généralement de trois phases :

·         Votre préparation écrite,
·         Votre dossier de candidature (RAEP, CV & lettre de motivation, rapport d’activité, fiche de renseignement,…),
·         Votre entretien face au jury

L’écrit demande essentiellement des compétences méthodologiques, organisationnelles & rédactionnelles.

Le dossier mobilise votre capacité à identifier vos compétences et à les structurer de façon stratégique par rapport aux attentes du jury. 

L’entretien avec le jury vous invite à acquérir des connaissances, une réflexion critique et une bonne maîtrise de vos émotions. 

2 – Hiérarchisez vos priorités

Parmi l’ensemble de ces exigences, classez celles sur lesquelles vous voulez/devez travailler en priorité. 

Par exemple, si vos difficultés majeures reposent d’une part sur la lecture rapide et le repérage d’informations, d’autre part sur la gestion des émotions devant le jury, il est peut-être temps de vous créer une routine quotidienne qui mobilisera une trentaine de minutes :

·         15 minutes de respiration et de méditation profonde
·         15 minutes de lecture de la presse quotidienne avec un synthèse orale des points clés.

3 – Evaluez votre timing hebdomadaire

Combien de temps pouvez-vous consacrer à votre concours par semaine ? 2h, 4h, 6h, 8h ? Plus ?

En fonction de vos possibilités, planifiez sur 3 mois voire 6 mois votre préparation hebdomadaire.

Par exemple :

-          Un devoir complet par mois
-          Trois exercices de synthèse par semaine
-          2 x 30 minutes par semaine d’acquisition de connaissances sur le site vie publique
-          10 minutes de relaxation quotidienne

4 – Réalisez des points d’étapes

Il est toujours capital d’être accompagné par une personne référente en qui vous avez confiance et qui pourra vous écouter et vous orienter en fonction de vos difficultés :

·         Baisse de motivation
·         Point de blocage méthodologique
·         Sentiment d’être perdu
·         Impression de stagnation

Ces ressentis sont normaux ! Tous les sportifs ont des moments de doute, de faiblesse et c’est précisément pour cela qu’ils parviennent à leurs objectifs. 

Personne ne vous demande d’être parfait.e !

5 – Revoyez régulièrement votre planning hebdomadaire

Le point d’étape est important pour retravailler la manière dont vous avez équilibré, quantifié vos activités hebdomadaires. 

Peut-être vous rendrez-vous compte que vous avez besoin de réaliser des entraînements oraux plus rapidement que vous ne le pensiez afin de prendre davantage confiance en vous. 

Peut-être manquez-vous e encore de regard critique sur les informations que vous accumulez.

Peut-être avez-vous besoin de devoirs à un rythme plus soutenu. 

Vous allez forcément revoir votre planning hebdomadaire en fonction de votre progression.  

6 – Entourez-vous des bonnes personnes

Selon mon expérience, nous avons besoin trois types de personnes dans le cadre d’une préparation à un concours :

-          Un coach spécialisé dans l’approche méthodologique et qui vous aide à rester motivé et vous fixe des rendez-vous précis ;
-          Un collègue qui connaît les concours et peut vous conseiller avec bienveillance ;
-          Un proche qui vous apporte un soutien affectif essentiel pour vous sentir grandir.

7 – Prenez du temps pour vous

Le temps durant lequel vous n’avez pas la tête plongée dans vos notes ou dans des exercices est un temps d’assimilation. Votre cerveau travaille sans que vous n’en preniez conscience. 

Tout ce qui peut vous ressourcer et vous faire plaisir participe à votre construction. Demandez-vous quelles activités développent votre calme intérieur, votre sens critique, votre capacité à réfléchir. Quel film ? Quelle promenade ? Quel sport ? 

Sentez-vous libre de me livrer votre expérience en réponse à ce mail. Je serai ravi de connaître vos méthodes, outils, techniques : après tout, nous sommes toutes et tous différents et avons nos propres techniques, rituels. 

Je vous souhaite une année riche en réalisation personnelle et professionnelle.

Et si vous souhaitez faire le point, sentez-vous libre de prendre un rendez-vous téléphonique pour un entretien gratuit.